Les pères qui s’intègrent dans la structure relationnelle de leur jeune famille contribuent à l’instauration d’un équilibre. Un équilibre entre maternité, paternité, couple et temps que chacun se consacre à soi-même.

Si les pères ont tendance à abandonner en douce leur rôle de père, cela n’est généralement pas par désintérêt, et encore moins par manque d’amour de leur progéniture. Certains pères pourtant font face à ces expériences douloureuses de rejet lorsqu’il est question d’attention envers l’enfant.
Les générations de mères et grands-mères ont conforté ce préjugé que les femmes de la maison savaient s’occuper avec davantage de sensibilité et de sollicitude des enfants en bas âge tandis que les hommes, eux, étaient fondamentalement plus gauches et moins doués.

La clé : avoir confiance ! Le rôle de père commence avec un handicap. On pourrait dire également, comme l’exprime Ballnick, que «la paternité commence dans la tête». Effectivement, il en va du pouvoir de définition de la mère, lorsqu’elle choisit le père de son enfant et lui attribue ce rôle par le biais de la procréation. La paternité commence donc par une part de confiance préalable. Cet acte de confiance inconditionnelle devient ce qui fait la grande différence avec la mère. Mère et enfant sont indissociables, c’est un fait biologique. Père et enfant, quant à eux, doivent travailler chaque jour à renouveler ce lien.

Selon Karin Grossmann, chercheuse dans le domaine du développement de l’enfant, le «oui» du père à son enfant repose sur une décision et constitue ainsi pour l’enfant «une sensation». La psychologie du développement insiste depuis des années sur l’importance du père dans l’équilibre du développement de la personnalité de l’enfant.

source : coop.ch

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