Dans la petite enfance déjà, la présence du père élargit l’horizon et donne la sensation que la vie au-delà du sein de la mère est possible. A travers leur présence, les pères élargissent la symbiose mère-enfant pour créer une relation triangulaire.

 

On ne peut souligner assez l’importance de cette partie du rôle du père: le père doit absolument «s’investir» dès les premiers jours de la vie de bébé, se rapprocher de manière tangible et sensible. Les pères doivent emplir l’univers de l’enfant en y intégrant leur liberté de mouvement, leur tonus musculaire différent, leur goût du risque. Il est essentiel que dès le plus jeune âge de l’enfant, les pères aménagent des plages horaires consacrées exclusivement à leur enfant, sans la présence de la mère, pendant laquelle ils jouent à plein le style propre d’un père.

En outre, le père ne doit pas être considéré comme égoïste si quelque temps après la naissance, il commence (d’abord doucement puis avec plus d’insistance) à exprimer son souhait de retrouver une sexualité. Il rappelle ainsi que le couple existe encore, et contribue à ce que la mère mais aussi l’enfant abordent ce processus de triangulation. L’art du lâcher prise commence ici. Il est la clé d’un développement réussi de la personnalité de l’enfant dans la transition qui l’amènera à l’âge adulte.

La symbiose mère-enfant est indiscutablement la base du triangle père-mère-enfant. Le père doit faire en sorte que les côtés «père-enfant» ou «père-mère» soient équilatéraux. Pour finir, faire en sorte que chaque côté de ce triangle puisse ou doive se ménager du temps pour lui peut prendre un peu de temps. Ainsi, les pères qui doivent entrer ou s’intégrer dans cette structure relationnelle de la jeune famille contribuent nettement à l’équilibre du système: un équilibre entre maternité, paternité, couple, et temps que chacun se consacre à soi-même.

source : coop.ch

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