Photo: Yann Orhan - 2015Le chanteur valaisan Marc Aymon sort un nouvel album, « D’une seule bouche », le 24 avril prochain. 12 nouveaux titres, une musicalité plus travaillée et de nouvelles personnes autour de lui, c’est un album qui change des précédents. Rencontre.

Crédit photo: Yann Orhan - 2015

Qu’avez-vous voulu mettre en avant sur cet album ?
Marc Aymon: C’est un album assez pop. L’idée, c’était de créer une atmosphère musicale sonore. On s’est laissé porter par la musique, en ne pensant pas au résultat, mais juste en essayant de nourrir des chansons. Et nous avons été guidé justement par l’atmosphère du lieu où nous étions. (n.d.l.r Au studio la Frette, à La Frette-sur-Seine)

Avez-vous l’impression d’avoir changé depuis vos débuts ?
M.A.: J’ai l’impression de m’être calmé, mais dans le bon sens. Pendant longtemps j’étais la petite fille sur le cheval qui disait « Regarde-moi, regarde-moi ». Rires. Là, j’ai l’impression que c’est fini cette période.
Ca vient aussi du fait que sur ce projet, je suis allé chercher des forces ailleurs. Même dans l’écriture des chansons. J’ai donné des impulsions à un auteur-compositeur, Alexandre Varlet, qui a écrit les plus belles chansons que j’ai jamais pu chanter. Parce que c’est lui qui les a écrites.
C’est assez beau de se voir d’une manière différente. On a un peu moins à faire à soi-même et on a le regard de quelqu’un d’autre sur soi. Tout à coup, la personne nous voit plus adulte, plus posé, plus positif peut-être, ou un peu plus dans le contrôle que surchargé d’émotions. Et puis on a qu’à surfer sur cette vague, et du coup on devient ce qu’on aimerait être. C’est assez fou !

L’écriture du disque s’est faite en Bretagne, et l’enregistrement, au studio Frette, à La Frette-sur-Seine, près de Paris !
M.A.: Oui dans une vieille maison de maître transformée en studio d’enregistrement avec un grand jardin et des oiseaux. On dormait sur place, donc 10 jours passés un peu comme dans une colonie de vacances avec des musiciens formidables.
On enregistrait dans un salon, puis on écoutait des vinyles, et après on enregistrait; puis on passait par le jardin pour aller réécouter les prises dans le studio en-dessous. C’était très paisible, très serein. Il y avait beaucoup d’espace et il y a la nature qui est juste là. C’est quelque chose qui a toujours été très important pour moi, et encore plus sur ce disque. Ce côté nature, s’arrêter, respirer, ne pas vouloir être le premier à la course. Je me méfie des premiers de classe, j’aime bien le dernier au fond près du radiateur qui regarde beaucoup par la fenêtre, parce qu’il se dit que dans les écoles comme dans les musées ce qui est le plus chouette, ce sont les fenêtres et ce qu’il se passe dehors, dans la vraie vie.

Ce 4e album vous fait aussi regarder le passé ?
M.A.: Je regarde en arrière, oui, mais parce que j’adore cette idée de changer à chaque fois. Idéalement de m’améliorer à chaque fois; d’aller voir là où je n’ai jamais été et d’apprendre.
C’est pour ça que chaque disque est différent. Celui-ci est très pop. Si j’ose demander quelque chose aux gens, c’est juste d’écouter. Parce que c’est l’histoire de quelqu’un qui essaie d’avancer. J’ai l’impression d’avoir enfin trouvé quelque chose qui me plaît et qui me tranquillise. Et cette fois-ci, j’ose le dire parce que je ne l’ai tellement pas dit pendant longtemps que je trouve ça génial de pouvoir se trouver là et me dire que je suis content.

Le concert vernissage de l’album « D’une seule bouche » de Marc Aymon aura lieu les 24 et 25 avril au Théâtre de Valère à Sion. Pour plus d’informations et les réservations, cliquez ici.

www.marcaymon.com

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